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FamiNum

Bonnes pratiques : Contenus choquants

Retrouvez 7 bonnes pratiques FamiNum autour de contenus choquants pour accompagner les usages numériques à la maison.

Contenus choquants

  1. Si je vois quelque chose de choquant , j'en parle à mes parents.

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    Pourquoi et comment ?

    Sur Internet comme dans la vie, il y a des choses qui nous choquent, nous mettent mal à l’aise ou que l'on ne comprend pas : des vidéos violentes, des contenus pornographiques, des propos malveillants...

    En ligne, un contenu choquant peut surprendre un enfant en apparaissant dans une publicité, une vidéo, un jeu ou des résultats de recherche. En parler en famille permet de mettre des mots sur ses émotions et d'échanger pour trouver des solutions ensemble.

    Astuce

    Il n'est pas toujours facile pour un enfant de s'exprimer s'il est choqué. Il peut aussi avoir honte ou peur d'être privé d'écran.

    Consacrez des moments pour discuter avec votre enfant de ce qu'il a vu sur les écrans, ce qu'il a aimé ou non.

    Rappelez-lui que vous êtes là pour l'écouter, l'aider et le protéger.

  2. Quand on est ensemble, on regarde des films adaptés à tous.

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    Pourquoi et comment ?

    Selon notre âge et notre personnalité, on est plus ou moins sensibles à certains contenus.

    Une image d'actualité, un son violent, un monstre de dessin animé ou de jeu vidéo, une série policière, beaucoup de choses peuvent être effrayantes !

    Un contenu qui paraît banal pour les uns peut effrayer ou choquer les autres...

    Astuce

    Pour être sûrs de regarder un programme qui convient à tous pendant vos « soirées télé », choisissez-le ensemble. Et n'oubliez pas, les signalétiques jeunesse sont là pour vous aider (« déconseillé aux -10 ans, -12 ans », etc.) !

  3. Quand on utilise un écran , c’est avec un but précis.

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    Pourquoi et comment ?

    Sur les écrans, il est très facile de passer d’un contenu à un autre sans vraiment choisir. On peut alors faire défiler des vidéos ou des messages sans s’en rendre compte et perdre la notion du temps.

    Apprendre à utiliser les écrans avec un objectif précis permet de mieux profiter des contenus, de limiter le temps passé sans intention et d’éviter que les écrans ne prennent trop de place dans le quotidien.

    Astuce

    Avant d’allumer un écran, on prend un court moment pour se demander : « Qu’est-ce que je veux faire ? » Regarder un épisode, jouer à un jeu précis, chercher une information, discuter avec quelqu’un.

    On peut aussi décider à l’avance du nombre de contenus ou de la durée. Le fait de nommer son intention aide à éviter de zapper sans fin et à garder le contrôle sur son temps d’écran.

    Pour aller plus loin

    Il y a des milliards d'informations et d'activités accessibles en ligne, ce qui rend le choix très difficile à faire lorsqu'on se trouve devant son écran et peut entraîner un scroll infini face à cette source de divertissements inépuisable. Ce "doomscrolling" peut entrainer une fatigue importante, voire des troubles anxieux (cf Laurent Karila : https://mental.jmir.org/2025/1/e63431/?) En effet, avoir trop de choix est un phénomène connu qui fait qu'au lieu de prendre une décision, on reste bloqué et on cherche pendant des heures. Vous avez probablement déjà vécu cela en cherchant désespérément un film à regarder sur Netflix. Choisir à l'avance fait gagner beaucoup de temps !

  4. On découvre ensemble des nouveaux films ou émissions et on en parle.

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    Pourquoi et comment ?

    Les écrans peuvent aussi être des moments de partage et de discussion. Regarder un film ou une émission ensemble permet de vivre une expérience commune et de mieux comprendre ce que les enfants regardent et apprécient.

    Échanger ensuite sur ce que l’on a vu aide les enfants à exprimer leurs émotions, à poser des questions et à développer leur esprit critique. Ces moments peuvent aussi ouvrir la discussion sur des sujets importants, parfois plus facilement qu’au détour d’une conversation du quotidien.

    Astuce

    On peut choisir un moment régulier pour regarder un film ou une émission en famille. Chacun peut proposer une idée, puis on décide ensemble de ce que l’on va regarder.

    Après le visionnage, on prend un temps pour en parler simplement : ce que l’on a aimé, ce qui a surpris, ce qui a fait rire ou réfléchir. L’objectif n’est pas d’analyser, mais de partager et d’échanger autour de ce moment commun.

    Pour aller plus loin

    En plus du type d'écran et du contenu visionné, les échanges entre les différents spectateurs influencent aussi fortement l'expérience. Des études montrent que lorsque les parents et les enfants utilisent les écrans ensemble (c'est-à-dire qu'ils regardent le même contenu en même temps), l'expérience est plus bénéfique pour les enfants (Anderson & Hanson, 2017). Les enfants ont l'opportunité de poser des questions, et les parents peuvent mieux estimer le temps passé devant l'écran. Avoir une discussion ensemble après l'activité permet aussi aux enfants de développer leur langage oral.

  5. Devant la télé , on respecte la signalétique jeunesse à la maison et chez les amis.

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    Pourquoi et comment ?

    Selon notre âge, notre personnalité et notre sensibilité, certains contenus choquants peuvent nous marquer, nous tracasser et avoir un effet sur notre manière de voir la réalité.

    Astuce

    Paramétrer les moteurs de recherche sur Internet pour se protéger des contenus choquants aide à choisir des programmes adaptés à l’âge et la maturité de vos enfants.

    Il est possible de s'aider aussi des pictogrammes de classification à la télévision ou PEGI pour les jeux vidéo.

    Pour aller plus loin

    Les pictogrammes -10, -12, -16 et -18 ans, visibles sur les programmes télévisés, aident à repérer les contenus adaptés à chaque âge.

    Quand il n’y a pas de pictogramme, le programme peut être regardé par tous.

    Les -10 peuvent contenir des scènes choquantes pour les plus jeunes. Les -12 contiennent des scènes sexuelles ou de violences répétées.

    Vous pouvez expliquer cette signalétique aux enfants et les aider à choisir des programmes adaptés à leur maturité.

  6. On ne met pas de jeux violents en présence des enfants.

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    Pourquoi et comment ?

    Même si ce n’est pas l’enfant qui joue, il peut voir ce qui se passe à l’écran.

    Il peut être impressionné ou choqué par les contenus d’un jeu vidéo (d’un film, d’une série ou d’une émission) qui n’est pas adapté à sa tranche d’âge.

    Astuce

    Il est important d’attendre que les enfants soient couchés ou à l’extérieur pour jouer à des jeux réservés aux adultes.

    Quand les grands jouent, on éloigne les petits, même s’ils sont juste spectateurs.

    Il faut aussi faire attention quand on regarde l’actualité ou un film à la télévision, même si on a l’impression que l’enfant ne regarde pas. Selon son âge et sa sensibilité, il peut être choqué sans avoir les mots pour en parler.

  7. On utilise les écrans avec les parents.

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    Pourquoi et comment ?

    Être présent quand les enfants sont devant un écran est l’occasion de s’intéresser à ce qu’ils font et aux contenus qu’ils découvrent.

    C’est aussi un bon moyen de leur donner des conseils adaptés à ce qu’ils font, selon leur âge.

    Astuce

    On se rend disponible quand les enfants sont devant un écran. On reste présent pour expliquer, guider, répondre à leurs questions.

    Et pour s’assurer que cette règle sera respectée, il vaut mieux éviter que les écrans soient en libre-service, accessibles tout le temps.

    Pour aller plus loin

    Quand les enfants sont petits, mieux vaut ne pas laisser les écrans, tablettes et smartphones des parents, à disposition pour limiter la tentation, les protéger (ce sont des objets fragiles) et ne pas en faire une option facile dès que l’enfant s’ennuie.

    Les tablettes et smartphones peuvent être rangés dans un endroit inaccessible, tout comme les télécommandes de la télévision.