Cyberharcèlement
Je me protège des autres en ligne.
Voir les détailsPourquoi et comment ?
En ligne comme hors ligne, il faut faire attention aux personnes avec qui on échange.
On n'hésite pas à bloquer et signaler le compte d'une personne qui nous harcèle pour s’en protéger et ne pas la laisser s’exprimer. On garde les preuves de ces échanges pour montrer le cyberharcèlement, en particulier parce que ces traces ne seront plus visibles si le compte est bloqué ou fermé.
Astuce
Tous les réseaux sociaux proposent un bouton pour bloquer et signaler facilement un compte.
Dans les jeux vidéo aussi, c'est possible : signalez un compte, un message offensant, bloquez un joueur en le mettant sur la « liste noire » ou tout autre nom utilisé dans le jeu.
Penser à faire des copies d’écran de tous les échanges contenant des moqueries, des insultes mais aussi des diffusions d’images qui portent préjudice. Cela sera utile en cas de poursuites judiciaires.
Pour aller plus loin
Si l’auteur de cyberharcèlement est un mineur de plus de 13 ans et que la victime a moins de 15 ans, il risque 18 mois de prison et 7 500 € d'amende.
J'ose parler si je suis victime ou témoin de cyberharcèlement.
Voir les détailsPourquoi et comment ?
Le cyberharcèlement fait souvent peur ou honte, et on peut avoir envie de garder ça pour soi.
Pourtant, en parler permet de ne pas rester seul, de se sentir soutenu et d’empêcher la situation de s’aggraver. Dire ce que l’on vit, ou ce que l’on voit, est souvent le premier pas pour que les choses changent.
Astuce
Face à une situation de cyberharcèlement, on ne reste pas seul. On en parle à un adulte de confiance (parent, enseignant, éducateur…) ou à une personne avec qui on se sent en sécurité. On peut expliquer ce que l’on a vu ou vécu, même si on ne sait pas encore quoi faire.
On peut rappeler à son enfant que le cyberharcèlement est interdit et qu'il peut dire au harceleur que ce qu’il fait n’est pas acceptable.
Pour aller plus loin
Pour se faire aider, il est aussi possible d’appeler le 30 18, la ligne nationale dédiée au harcèlement : « le 30 18 regroupe tous les contacts utiles aux victimes et à leurs proches : aide psychologique, dépôt de plainte, services d’urgences vitales. ».
Je bloque et je signale les personnes qui me harcèlent.
Voir les détailsPourquoi et comment ?
Quand quelqu’un fait du mal en ligne, on a le droit de se protéger. Bloquer empêche la personne de nous contacter et signaler permet d’alerter pour que la situation soit prise au sérieux.
Ces actions aident à se protéger et à faire cesser les comportements blessants.
Astuce
Si une personne envoie des messages blessants, on utilise les outils de la plateforme pour la bloquer. On peut aussi signaler le message ou le compte afin que la situation soit examinée.
Ces démarches peuvent être faites avec l’aide d’un adulte.
Je réfléchis avant d'envoyer un message ou commenter un post.
Voir les détailsPourquoi et comment ?
Derrière un écran, on oublie parfois que les mots font autant de mal qu’en vrai. Avant de commenter, il est important de penser à ce que l’autre peut ressentir. Quand beaucoup de personnes commentent, on peut se laisser entraîner à dire ou faire des choses qu'on n'oserait pas seul ou en face à face.
Pourtant, un message de plus peut suffire à renforcer une situation de harcèlement.
Astuce
On s’arrête un instant avant d’écrire et on imagine comment l’autre pourrait se sentir en lisant notre message. Cela aide à comprendre que, même en ligne, les paroles ont un impact et peuvent faire mal.
Pour aller plus loin
Pour supprimer du contenu ou bloquer un compte on peut aussi appeler le 30 18, la ligne nationale dédiée au harcèlement. Ils ont des contacts directs avec les plateformes pour agir plus vite.
Je réfléchis avant de partager ou publier une photo.
Voir les détailsPourquoi et comment ?
Une fois partagée, une photo peut circuler sans que l’on puisse la contrôler. Elle peut être enregistrée, repartagée ou commentée par d’autres, parfois longtemps après.
Réfléchir avant de publier permet de protéger son image et d’éviter des situations gênantes ou blessantes plus tard.
Astuce
Avant de publier une photo, on se pose quelques questions simples : est-ce que je serais à l’aise si tout le monde la voyait ? Est-ce que j’accepterais qu’elle ressorte plus tard, dans quelques années ?
Les parents peuvent en parler avec leurs enfants pour les aider à réfléchir avant de publier.
Je ne partage pas d'informations sur quelqu'un sans son accord.
Voir les détailsPourquoi et comment ?
Les photos et les informations personnelles font partie de la vie privée. Même si une personne a partagé quelque chose sur elle, cela ne veut pas dire qu’elle accepte que d’autres le diffusent.
Partager sans autorisation peut la mettre mal à l’aise, lui faire perdre le contrôle et, parfois, provoquer des moqueries ou du harcèlement.
Astuce
Il faut toujours demander l’autorisation aux personnes qui sont dessus avant de publier une photo de vacances, de famille ou avec des amis…
Pour les informations personnelles, on ne partage rien non plus sans l'accord de la personne concernée. Cela est aussi valable pour les parents !
On fait attention à ce qu'on partage en ligne.
Pour aller plus loin
Le partage de contenus d'enfants sur Internet par leurs parents s'appelle le sharenting. Cette pratique comporte des risques pour les enfants, dont les photos et informations peuvent être utilisées et détournées de manière malveillante.
De plus, d'après Stacey Steinberg, spécialiste du sharenting, « lorsque nous partageons en ligne du contenu sur nos enfants sans les intégrer dans notre processus de décision, nous passons à côté d’une précieuse occasion de leur enseigner la notion de consentement et de leur montrer l’exemple en la matière. »